Publié le vendredi 20 février 2009
Vendredi 20 février 2009
Slumdog Millionnaire
Je suis allée voir le film hier soir donc et je me remest à peine de mes émotions.
Ce film m'a marquée. Cela fait longtemps qu'un film ne m'avait pas autant émue.
Je crois que l'on ferme les yeux sur la misère dans le monde, oui c'est très bête ce
que j'écris, parce-que bon je fais quoi au quotidien pour sauver la misère dans le
monde ? Rien. Absolument rien.
Et pour me donner bonne conscience, très certainement, je me dis que de
toute façon, je ne pourrai pas sauver le monde entier ...
Mais là vraiment juste après avoir vu le film, un grand sentiment de culpabilité s'est
emparé de moi.
Il y a trois semaines j'allais voir "Bharati" et j'avais super envie de partir en Inde,
de partir à la découverte de ce pays rempli de mystères.
Après avoir su Slumdog Millionnaire, c'est non, jamais je n'irai en Inde.
Je n'arriverai pas à supporter.
Je repense à mon père qui a travaillé en Inde régulièrement
pendant quelques années.
A chaque fois il mettait un peu de temps à se remettre de ses voyages, et il nous
racontait très peu de choses finalement ...
Si jamais je vais en Inde, je vais vouloir adopter 5 enfants et les
ramener en France.
Est ce que c'est vraiment la bonne solution ?
F. qui a fait deux séjours en Inde (si je ne me trompe pas) va me dire que ce pays
est merveilleux, je n'en doute pas !
Mais moi je ne sais pas comment résister face à cette misère ... Je ne pense pas
pouvoir le supporter.
Malena | 2009-02-20 08:55:14
7 Commentaires :
Commentaire écrit le mardi 24 février 2009 à 06:09:58 (lien)
F. - http://deprofundis.hautetfort.com/
Ok ! sauf pour réplique CINGLANTE !
Commentaire écrit le mardi 24 février 2009 à 03:46:53 (lien)
Isabelle - http://isamenetrier.monblogue.branchez-vous.com/
J'en ai fait les frais comme tu dis, parce que je me suis emballée et j'aurais pas du... Allez, on passe à autre chose ;-)
Commentaire écrit le lundi 23 février 2009 à 12:49:36 (lien)
F. - http://deprofundis.hautetfort.com/
Je t'admire pour ton esprit de conciliation. Moi j'étais déjà en train de préparer une réplique sanglante... Et c'est plutôt moi qui devrais m'excuser de m'être emporté. Tout est affaire d'histoire de chacun finalement. Le misérabilisme à mes yeux c'est le mal incarné sous un voile de bonté, c'est la bonne conscience pas chère version supermarché. Dslé si t'en as fait les frais !
Commentaire écrit le lundi 23 février 2009 à 08:48:17 (lien)
Isabelle - http://isamenetrier.monblogue.branchez-vous.com/
OUPS ! faut pas se fâcher comme ça ! c'est sûr que j'ai peut-être exagéré mes propos mais je voulais juste dire qu'on peut aller n'importe où, la misère elle y sera forcément. Et pour ce qui est d'agir ou pas, on réagit tous par rapport à nos tripes, notre vécu aussi. Je te présente mes excuses si j'ai été trop loin...
Commentaire écrit le samedi 21 février 2009 à 18:25:34 (lien)
F. - http://deprofundis.hautetfort.com/
Perso Isabelle, je trouve que t'en fais trop... Les cas que tu cites, ils sont vraiment horribles. C'est du gangstérisme, ça existe, c'est dégueulasse et c'est partout ! Ouais y a des prostituées roumaines et droguées aussi à quelques kilomètres de chez toi peut-être mais celles-là, on s'en bat le steak ! On veut pas les voir sur la voie publique, c'est tout ce qu'on leur demande ! Dans les pays du Sud, c'est sûr, c'est plus jolie d'aider les gens... Mais tu peux commencer par les prostituées roumaines hein ? Elles n'attendent que toi ! Le Sud lointain, ça, ça fait rêver les misérabilistes. Moi ça m'énerve ! Assimiler "vendre un rein pour nourrir sa famille un bout de temps" et la pauvreté presque "coutumière" des pays du Sud, c'est pas loin du n'importe quoi là ! Je trouve ça révoltant et condescendant au possible.
Commentaire écrit le samedi 21 février 2009 à 10:11:06 (lien)
Isabelle - http://isamenetrier.monblogue.branchez-vous.com/
La misère est partout, jusqu'à nos portes. Certainement moins bien cachée, moins bien combattue en Inde, en Afrique, au Brésil, et j'en passe... Maintenant, en ce qui me concerne, je ne me priverais pas d'un voyage là-bas. Par contre, je ne passerais pas mon temps chouchoutée dans un palace, en sachant qu'à quelques mètres, la pauvreté domine. Je ne parle pas de cette pauvreté dont parle F. ou tu comptes ton argent, mais ou malgré tout, tu parviens à survivre, mais bien la pauvreté qui te met à la rue, où l'on te saute dessus pour une roupie, où les enfants vident les poubelles, où l'on vend l'un de ses reins pour nourrir sa famille quelques temps, etc... Alors, Malena, après, c'est une question de choix. Y aller pour se faire "dorer la pilule" ou y aller pour donner un peu de soi et de son temps.
Commentaire écrit le vendredi 20 février 2009 à 14:43:22 (lien)
F. - http://deprofundis.hautetfort.com/
Oui, tu ne te trompes pas, j'ai fait 2 séjours en Inde et à chaque fois, c'était magique ! Je suis aussi allé au Burkina Faso, autrement plus pauvre. Et je connais les bidonvilles de Fort-de-France, qui à mon avis n'ont rien à envier aux favelas brésiliennes. Bien-sûr, tu te rends compte stupéfaite que l'Inde ne ressemble pas à Bollywood... Oui il y a de la pauvreté, et des destins malheureux, comme partout. Pour autant, j'ai du mal à me faire au misérabilisme à la mode dans les salons occidentaux. On peut être pauvre et dégager une aura de bonheur phénoménale. Et pas besoin d'aller en Inde pour voir ça. Mes grands-parents étaient des immigrés espagnols, qui comptaient tous leurs sous, tous ! et malgré ces conditions de vie, il émanait d'eux un genre de paix carrément indescriptible. Un truc qui me marquera à vie. Paradoxalement, quand je voyais les fonctionnaires qui travaillaient à l'ambassade de France et qui touchaient des ronds et des ronds, très franchement, ils ne me paraissaient pas vraiment plus heureux que le vendeur de coco en bas de chez moi. Voire tout le contraire pour beaucoup, sincèrement. La pauvreté n'enlève rien à ce qu'est un individu. Et je ne pourrais pas m'approcher de quelqu'un en le regardant comme si c'était "une pauvre petite créature qu'il fallait sauver". Non ! lui aussi il a sa dignité. Lui aussi il a droit à ce regard que tu jettes à ton égal ! Et peut-être même que sa vie est plus heureuse que la notre finalement, peut-être, tant on vit dans une société qui a tendance à nous faire confondre l'être et l'avoir et à nous faire ressembler à des oranges pressées.
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